mercredi 15 octobre 2008

Excuses.

Je tiens à m'excuser auprès de mon lectorat choqué par mon allusive phrase qui clôturait joyeusement mon billet d'hier, dans les commentaires.
Si vous ne remettez pas, la voici :
"Kissous lectorat, ce qui revient à dire Kissous Stu."
JE VOULAIS DIRE PAR LA QUE, A PART LE SUSDIT STU (que Dieu le bénisse jusqu'à la millième génération -je suis sur PANAM à partir de vendredi 24 jusqu'à dimanche ou lundi sûr, dis moi stu (ahah) veux qu'on se voiiiiiit-), PERSONNE NE PONCTUAIT MES ARTICLOUNETS DE DELICIEUSE PROSE COMMENTARIALE, mhvoyez ?
Et vu que j'ai pas d'outils statistique genre google analytics, enfin j'ai bien essayé mais ça n'a pas marchay, j'ignore à quel point je suis lu. PAS QUE CA ME DEFRISE, M'ENFIN BON C'EST PAS UN JOURNAL INTIME ICI HEIN HOHO HEIN HOHO.

BREF, voilà, c'était tout.

Je vais donc devoir reformuler ma phrase, après les quelques plaintes et vexage du lectoranonyme.


Kissous lectorat qui me commente régulièrement et honore mes billets de sa divine prose. Ce qui revient à dire Kissous Stu.


(Demain promis un billet construit avec peut être de la philosophie ou de la SNCF de merde dedans. Mais qui a dit que les deux n'étaient pas étroitement liés au fait ?)



mardi 14 octobre 2008

Ne connaît pas la crise.

Bref on se disait que finalement, la crise économique était profitable.

Oui, vous vous dites surement, attendez mais il est où le début du billet ? Ahah, filous que vous êtes, vous voilà bien bernés par l'habile "bref" subtil et trompeur glissé subrepticement au début de ce beau billet. Vous voici ainsi projeté dans l'action. Ouais je sais, balèze. Ouais je sais je fais pas des études littéraires pour rien ouais. Ouais ça me servira à rien dans la vie. Ouais.

En fait c'est vrai, avec l'espèce de yo-yo atroce de la bourse, enfin du CAC 40 ou que sais-je encore, on se disait qu'il serait malin de spéculer comme des putes intéressées pour ramasser un maximum de cash à la sortie de crise. Ca s'appelle boursicoter.
Par un rapide calcul investir 500 euros dans un portefeuille d'actions habilement choisies en ces temps néfastes pourrait rapporter genre jusqu'à 500 euros si le CAC40 retrouve son niveau d'antan. Ce qui est tout de même génial.
Après je connais strictement rien au mécanisme de la crise et des marchés financiers, si ce n'est les grandes lignes, mais est-ce un problème ?

En gros, les marchés sont des entités soumises aux incitations, comme tout agent économique lambda, et quand les incitations font perdre la confiance, la bourse se casse la gueule.
A l'inverse, quand les incitations (par exemple un Plan Paulson et un plan de relance Européen à 1700 euros ou un truc du genre) rétablissent la confiance en les marchés, la bourse rebondit et remonte.
Voilà, après rentrer dans les détails de ces mécanismes n'est pas de mon ressort mais ça doit pas être bien compliqué si c'est bien expliqué et vulgarisé comme un jeu vidéo.
Car enfin la bourse c'est rien de plus qu'un putain de jeu vidéo un peu grand.
Et comme les critiqués GTA's qui auraient influencés des gosses à buter des mamies ou que sais-je encore, le jeu vidéo boursier influe sur la santé mentale des ménages et sur l'économie réelle, selon des mécanismes complexes eux aussi. Fin bref, là n'était pas la question.
D'ailleurs yavait pas vraiment de question, enfin si : qu'est ce qui peut retenir l'investisseur lambda et novice de spéculer comme une petite chienne vénale ? HEIN ?

Alors :
1) Premièrement, et évidemment sa méconnaissance des marchés etc, etc. Donc possibilité de perdre du FRIC.
2) L'immoralité d'un tel acte car spéculer sur l'état de santé de l'économie, c'est en fait s'enrichir sur le dos des pauvres etc etc. Donc c'est MAL.
3) La possibilité que cette crise ne soit pas seulement conjoncturelle, mais structurelle, c'est à dire qu'elle ne soit pas simplement une résultante de facteurs extérieurs conjugués mais bien une remise en cause d'un modèle préétabli, à savoir le capitalisme tel qu'on le connaît. Et donc ainsi que les lois, les modèles de la spéculation réussie ne correspondent plus à ceux déjà établis... Donc possibilité de perdre du FRIC.


Certes, cela fait plusieurs bonnes raisons, enfin au moins deux (mais lesquelles ahah), pour ne pas se hater à la spéculation.

Mais, pour tempérer les arguments donnés ci au-dessus :
1) Le fait est que le spéculateur lambda ne connaît le plus souvent pas les règles de l'économie et agit à l'instinct, ou selon ce qu'il pense être RATIONNEL, rentable etc. Ainsi, spéculer bêtement, c'est suivre le mouvement.

2) Comme le disait Sarko, il faut établir un "capitalisme moral". M'enfin bon faudrait bien qu'on m'explique ce terme parce que dans l'absolu euh, l'ammoralité du capitalisme ne peut être contestée. Parce que si l'on donne une dimension MORALE à qqch qui relève du commerce et des intérêts, alors la plupart des avatars du capitalisme ont une dimension profondément IMMORALE. Pas besoin d'expliciter que le fossé riche/pauvre se creuse etc, accaparation des richesses etc etc... Bon. Alors donner une dimension morale à quelque chose qui est par essence ammoral, c'est de la BRANLETTE DESABUSEE. DONC SPECULER SUR LA CRISE N'EST PAS IMMORAL, mais amoral. C'est profiter de la situation pour l'intérêt personnel.

3) Certes, peut être l'argument le plus pertinent : si la crise se dévoile structurelle, alors spéculer est un risque absolu car le système boursier pourrait s'effondrer. MAIS cela peut aussi redéfinir les règles classiques de l'économie virtuelle et être d'autant plus profitable. Risqué donc, mais pas insensé.


En définitive, spéculer pour s'enrichir grâce à la crise, cette crise, c'est aussi con qu'intelligent.

Super comme conclusion non ? VOILA C'ETAIT MA REFLEXION COUCHEE POUR CLARIFIER MES IDEES D'INVESTISSEUR DE DROITE.
Donne moi ton avis, lectorat, que fais-tu toi ?


Je vous avais aussi promis du sexe déviant, chose promise chose due :




P.S. : Le premier connard qui me dit que je commence à être relou à recycler sans autorisations les strips de ce site qui sont même pas drôles et qui font rire que moi mais qui font bien parce qu'un post avec une image c'est coule, eh ben, c'est un connard.



CACA

lundi 13 octobre 2008

Santé mentale santé mentale santé mentale

Alors même que le manque de sommeil finit par venir à bout de ma santé mentale et ma capacité à réagir selon des codes socialement acceptés à des stimuli fréquents et habituels, alors même que la masse de travail toujours plus harassante choit chaque jour un peu plus sur mes frêles épaule, m'acculant dans mes recoins insoupçonnés, je vous parle lectorat.
Vous allez me dire, certes, c'est beau, quel acte d'abnégation, quelle pugnacité, bref en un mot comme en 345678, quelle classe.

C'est pas faux.

Aujourd'hui, un petit sujet de réflexion (c'est vraiment le bordel mes articles entre racontage de life, trucs plus sérieux et ta mère en blu-ray...). Vaut-il mieux crever jeune, seul comme un chien, de manière atroce, mais que l'Histoire avec un grand Hache retienne notre nom ?
Ou vaut-il mieux vivre une petite vie bien pleine bien remplie, avec son lot quotidien de joie d'amour de pleurs de colère de drame de mort de naissance de surprises d'humour de consommation blabla et, au final, ne laisser aucune trace APRES SA MORT SI CE N'EST UNE SALOPASSE DE PIERRE TOMBALE GRISE ET DECREPIE ?
Non je dis ça en pensant à l'exemple de Hans et Sophie Scholl dont on parle beaucoup en ce moment, je sais pas trop pourquoi j'ai la flemme de me renseigner.
Que dire que dire ? D'un côté purement personnel, mourir en allant au bout de ses convictions est une réussite certes, une belle réussite.
Mais d'un côté, une mort prématuré est un échec dans le sens ou elle COUPE COURT A UNE POTENTIALITE DE VIE. Alors on a donc une mort à la fois réussite mais aussi échec donc QUE PENSEX ?
Et dans le même sens, une bonne petite vie bien remplite et mourir vieux d'avoir trop vécu SANS LAISSER DE TRACE, c'est une réussite, mais aussi un peu un échec.
ALORS QUE PENSEX ?

Quel point de vue importe, celui PERSONNEL DU MOI OU CELUI DE L'HISTOIRE ET LA POSTERITE ?
Lectorat, que penser ?


Tiens, pour faire un PARALLELE VACHEMENT DROLE LA DESSUS :

Guillaume Depardieu est MORT à 37 ans seulement d'avoir brûlé la chandelle par les deux bouts.

J'espère pour lui qu'il ira de par Dieu. AHAH. DE PAR DIEU. AHAHAHAHA.

Voilà voilàààààààà.

Sommeil.



La prochaine fois un billet construit avec de la musique, des images et peut être même du sexe déviant ! Gros bisous !

samedi 11 octobre 2008

Je n'ai pas de jambes : c'est pas grave tu sais je t'aime quand même

Dans ma fraîche vie d'immeuble j'ai des voix super chelous qui sortent de mes murs tous les soirs à partir d'environ 10h par intervalles réguliers. J'y avais déjà fait allusion genre en douceur mais je dois bien avouer que ça me perturbe de plus en plus.
Dès fois c'est des grosses voix genre russe en colère, dès fois c'est des riches chelous (ou des rires chelous ça marche aussi ceci dit c'est peut être des rires chelous de riches chelous) genre homer simpson et tout mais ça dure jamais longtemps sérieux c'est ultra flippant. Le pire c'est que quand on est plusieurs dans l'appart et que je veux faire écouter aux autres LES VOIX NE SORTENT JAMAIS DES MURS tant et si bien que je commence à me demander si je fais pas des crises de démences aigües à intervalles réguliers ce qui expliquerais pourquoi j'ai un tronc humain de sexe féminin je dirais environ 19 ans proprement découpé à la scie électrique (ou au tranche viande j'hésite encore) dans mon frigo ce matin.

Je suis un putain de psychotique psychopathe et je vous emmerde.

Sinon dans la rubrique j'ai vraiment des supers goûts musicaux vous pouvez écouter Poni Hoax ça passe à Poitiers jeudi prochain et ya de très grandes chances pour que j'aille pas les voir, ou vous pouvez ausi écouter The Presets, ça passera sans doute jamais à Poitiers et j'ai encore moins plus pas de chance de les voir pas.
C'est fou ce que j'enchaîne les non-concerts.

Je vous rappelle que vous pouvez toujours voter pour le grand jeu de l'automne.

Bisous.

mercredi 1 octobre 2008

Du pq pour mon trou-trou.

Je sais pas trop quoi vous dire, je voulais vous faire un coucou depuis mon 30 m2 chichement meublé. Je suis bien installé, j'ai une connexion internet PAS WIFI, genre ça existe encore, et tous les soirs à partir de 22h30 j'entends des bruits ultras chelous qui viennent de mes murs. Genre des rires de malades mentals. On se croirait dans Shining.
Mon cursus est sympa. Quand on me demande ce que je fais, je réponds : "une fac de lettres", les gens font des sourires condescendants et un regard genre "hey hey branleur bien vu" ensuite je dis que j'ai 32h de cours par semaine et autant en boulot à faire chez soi et qu'en fait c'est pas une fac de lettres mais une prépa dans une fac en trois ans pour rentrer à SciencesPo. et après les gens des sourires condescendants un peu peinés et un regard genre "hey hey branleur bien vu".
Mon frigo pue la mort. Tout a commencé avec un taboulé fait maison qui pourissait lentement dans un coin, exhalant des odeurs sorties tout droit d'un anus des enfer. Cette situation de pas respirer dans la cuisine a duré une semaine avant que quelqu'un me dise de mettre un bol de lait qui absorbe les odeurs naturellement.
O.K., fait.
3 jour plus tard mon frigo avait perdu cette odeur horrible.
Il sentait maintenant le lait pourri.
L'odeur est partie il y a deux jours.
Elle est passée au surimi-vomi.
Mes prochains paris vont sur le pâté grand-mère qui s'allanguit chaque jour un peu plus, baignant dans son gras blanc et industriel.

GRAND JEU DE L'AUTOMNE :

QUELLE SERA LA PROCHAINE ODEUR ATROCE DE MON FRIGO ?

- Le fromage pourri
- Le pâté pourri
- La sauce tomate pourrie
- Le jambon pourri
- Aucune, elle sera étouffée par celle de ta poubelle (ouais je vous en ai pas parlé).


Le gagnant se verra magistralement récompensé du droit d'aller sur ce fort chouette site de bds très drôles que vous allez voir à la fin de ce billet.

Je me tâte à engager une catégorie critique musicale, multimédia etc.

En attendant vous pouvez écouter Svinkels. Ca va sans doute pas vous plaire, mais c'est bien et je vais sans doute pas aller les voir en concert.

Sur ce, j'ai un argumentaire de 15 minutes sur la relation entre le réel et la télé à faire pour demain et j'ai pas commencé.

La prochaine fois promis, une histoire qui fait SOURIRE, QUI FAIT FREMIR.





vendredi 12 septembre 2008

Quoi, encore du prosélytisme éhonté ? Et mal assumé en plus ?

Ouais, bah ouais, je vais finir par passer maître dans l'art du double billet sans beaucoup d'intervalle (ce post est à écouter avec du Boys Noize, genre Feel Good).

Tout ça pour vous parler un peu du monde Apple et faire une petite critique, utilisateur converti que je suis. Dernièrement cette magnifique entreprise à la politique commercial tout à fait commerciale à fait les mises à jours de ses derniers produits. Je vous épargnerais la revue en détails, vous n'en avez sans doute rien à foutre. Néanmoins, j'espère toutefois attirer votre attention sur la dernière version d'Itunes, le lecteur multimédia d'Apple.

Itunes 8.0.0

Pour ceux qui hésitaient encore, sur Windows, entre Windows Media Player et Itunes, time has came to change. (oui je maitrise pas la concordance des temps en anglais ni la conjugaison)

Voyez plutôt.

La dernière fonction de Itunes est le mode "Genius", à savoir un Itunes véritablement intelligent. En gros, en cliquant sur un morceau, Genius établit une playlist de morceau qui vont tous parfaitement bien ensemble.

En savoir plus, ou pas, ici.

Et, pour avoir testé ce aujourd'hui même, je peux vous assurer que ça marche parfaitement bien, et même mieux.

En bref, ce nouveau iTunes est idéal pour une énorme bibliothèque de musique, histoire de ne pas passer à côté d'un quelconque morceau extraordinaire !

Utilisateur de WMP et autres, n'hésitez plus, iTunes 8.0.0 et son Genius est fait pour vous !

Brêves

J'ai commencé cet article sans savoir au préalable de quoi j'allais parler alors autant commencer par parler de ma dernière semaine et laisser dériver toussa toussa.

Donc voilà premier pas en fac dans mon "PARCOURS VOIE SCIENCESPO ENTREE EN MASTER TIP TOP UNIQUE NOUVEAU A L'ARRACHE" qui a l'air très bien. En gros pour résumer c'est une prépa allégée sans l'esprit prépa, en fac, sur 3 ans, et qui donne une licence et permets de rentrer à SciencesPo. Paris au niveau master. Bon, d'accord, ça n'a rien à voir avec une prépa m'enfin bon. L'équipe pédagogique est composée de 19 profs environ. Nous sommes 21 dans la classe. Déjà, c'est cool. Ensuite l'ambiance est sympa et tout, déjà assez soudée, sans doute grâce au très très efficace discours d'embrigadement magistralement servi par l'équipe pédagogique, insufflant d'entrée de jeu enthousiasme, alacrité et reconnaissance qui mouille les yeux dans nos petits coeurs tout frêles. Bref voilà. Les cours commencent Lundi 15 et j'ai déjà perdu mon emploi du temps (chargé, lui). Sinon on me propose Serbo-Croate en LV3, sexy non ?

Ensuite j'emmenage ce week-end dans mon super appart vieillot, j'ai trop un ticket avec les gérantes de la résidence, trop cool, surtout quand elles ont 60 ans et 8 descentes d'organes chacunes en moyenne, bref, l'année s'annonce épicée --". ah oui et puis ya trois quatres ouvriers moustachus qui peuvent débarquer chez moi à tout moment pendant le début d'année pour réparer des trucs. J'espère juste que je serais pas en train de regarder des documentaires sur les enfants zoophiles du Burkina-Faso quoi.

Pour finir, les facs de lettres sont vraiment très fortes pour proposer des prérentrée de 3 jours, alors que les autres facs le font en 1 journée, une heure, où limite pas du tout. Mais bon, on peut pas tout avoir dans la vie hein. Bon et sinon j'étais pas encore trop sûr d'être à Poitiers cette année parce que, comprenez-vous, j'eusse passé les concours de SciencesPo Paris, bien qu'avec fort peu d'entrain et je maîtrisé pas le subjonctif à n'importe quel temps OK ?, il eusse toutefois été possible qu'un quelconque miracle m'eusse permis de franchir le géant obstacle de la séléction examinale, et rentrer vaillament à SPParis, franchissant son magnifique portail en fer forgé, nimbé de lumière et cerclé d'angelots grassouillets, tel le spermatozoïde pénétrant l'ovule d'un ultime coup de flagelle rageur.

Mais non. Pas cette fois. CECI DIT MES RESULTATS SONT TOUT DE MEME HONORABLE HEIN BON. Je serais donc bien à Poitiers, encore qu'il est du domaine du possible qu'un quelconque IEP de Province m'appelle dans les jours qui arrivent pour compléter leurs amphis moisis qui sentent la bouse et la transpi. qu'ils crèvent.

MAIS CHANGEONS UN PEU DE SUJET BORDEL DE MERDE

J'ai enfin trouvé une utilité à la maternité. Alors qu'il semble légitime de penser qu'un chiard de 8 mois est plus riche en inconvénients qu'en avantages, voyez plutôt : il crie et pleure sans qu'on sache pourquoi, il empêche tout le monde de dormi, il bave, il rôte, il vomit, il fait caca partout, il suce les doigts, il est incapable de manger proprement, bref, en gros, il est pas sortable quoi... ET POURTANT, POURTANT, il existe bel et bien un avantage réel et concret à l'enfantement. La preuve :
Assis confortablement dans le siège molletonné d'un nouveau TGV tout neuf, l'Ipod vissé sur mes augustes oreilles, un bouquin de Marc Lévy dans les mains (ou était-ce GQ ? ceci dit ça revient au même, les deux sont vides de bout en bout), je goûtais à la délicate quiétude du wagon, et à la soudaine torpeur somnolente qui s'était emparée de moi, éprouvé que j'étais par cette dernière heure à subir les assauts auditifs d'un horrible morveux de 7 mois deux places plus loin. Car, maintenant, il DORMAIT (ou était-il mort ? quelqu'un avait-il eu moins de patience que moi ? était-ce possible ?) paisiblement dans l'étreinte phagocytante de son ex-utérus. Sa mère quoi.

C'EST ALORS QUE, d'une voix de BARYTON qui ne laissant aucune place à l'hésitation, au doute, à la résistance, Gérard Bourrel, contrôleur SNCF de son état, s'arrêta à côté de moi, et claironna "VOTRE TICKET JEUNE HOMME", couvrant ainsi un superbe morceau de PURE ELECTRO (que vous pouvez d'ailleurs écouter, ou pas, ou qqch approchant dans la smart RADIO, sans modifier les paramètres, en la lançant telle qu'elle est) et me réveillant de manière éhontée, moi qui avait pourtant bien mérité ces quelques heures volées dans les bras langoureux de Morphée. Pris de panique, je me mis à fouiller frénétiquement tout autour de moi, avant de retrouver les susdits bout de papiers au bout de 5 minutes, haletant transpirant que j'étais.

CE FUT UNE EPREUVE, OUI, UNE EPREUVE. QUOI DE PLUS EMMERDANT QUE DE FOUILLER AUTOUR DE SOI POUR CHERCHER UN BILLET DE TRAIN, CHOSE FACILEMENT PERDABLE ? QUOI DE PLUS EMMERDANT QUE DE PAYER LE TRAIN POUR NE PAS PERDRE LA FACE PENDANT UN CONTRÔLE ? MESDAMES ET MESSIEURS JE VOUS LE DEMANDE.

Et c'est bien là que l'utilité de notre nourricon INTERVIENT. Le contrôleur, son légal méfait achevé, ma personne réveillée, mon billet poinçonné, s'en fût, d'une démarque chaloupée, quoique professionnelle teintée de martialisme, vers les AUTRES QUIDAMS, EBAUBIS QU'ILS ETAIENT, AH LES CONS, NE LES AVAIENT-ILS PAS VUES ARRIVER, LES TROMPETTES DE L'APOCALYPSE, BIEN CACHEES DERRIERE UNE BROUSSAILLEUSE MOUSTACHE ?

Sans doute pas mes amis, SANS DOUTE PAS.

Mais voilà. Quand Gérard Bourrel, contrôleur SNCF de son état, apperçut ce délicat tableau si touchant, si poignant, lui rappelant peut être La Vierge à l'Enfant de Jean-Marie Bigard, ou encore la première fois qu'il avait violé sa petite fille, il ne PUT TENIR MES AMIS. Et voici les mots qu'il prononçât, d'une douce voix feutrée :
"Madame, je vous en prie, ne vous dérangez pas, votre bébé dort et son sommeil est d'or, je ne vais pas vous demandez de sortir votre billet, de toute façon une mère aimante comme vous ne peut que l'avoir car elle représente fidèlement la ménagère de moins de 50 ans, assidue au devoir et légaliste par essence, n'est-il pas bonsoir ?"

Et de partir, la mine rieuse et le pas aérien, vers des wagons accueillants.

VOUS RENDEZ VOUS COMPTE ? MAIS VOUS RENDEZ VOUS COMPTE ? QUE LA MERE N'AVAIT ELLE PAS OBTENU PRIVILEGE QUE MON ESPRIT AIGUISE N'OUBLIÂT PAS DE NOTER PROMPTEMENT CET INTERESSANT FAIT DE SOCIETE OU :

"Comment un nourrisson végétatif dans les bras peut-il permettre au quidam moyen d'esquiver habilement la sinécure qu'est le contrôle des billets dans le train ?"

Vous avez vu l'exemple. L'explication tient au fait que le bébé est VALORISE de manière éhontée dans notre société. Comme quoi ce chiard qui tient dans la main est notre avenir toussa toussa. MON CUL OUAIS MEME PAS IL SAIT MANGER PROPREMENT HEIN. M'enfin bon, puisque les contrôleurs de trains semblent être aveugles et prêter bêtement et béatement une valeur de toute puissance au perfide nourrisson, soit. EXPLOITONS CETTE NAIVETE DE MANIERE PERVERSE.

Faisons des enfants, ou volons-en, oui, car ils permettent d'économiser les billets de trains pendant presque 2 ans ! Et quand ils seront trop grands pour que l'astuce fonctionne, la pelle, le robot mixeur et le hachis parmentier sont toujours de très habiles ruses.


Alors la prochaine fois que vous faîtes un bébé, évitez le congélateur, pensez au train.



Kissous lecteurs adorés.

samedi 6 septembre 2008

La réfléxion intéressante du jour.

Christian Clavier est habitué aux rôles de gros cons drôlement irritants et paniqués (voir les Bronzés etc). Et Dieu sait si il y est à l'aise.

Maintenant, tout le monde sait pourquoi : Christian Clavier ne joue pas au gros con. C'est un gros con.

jeudi 4 septembre 2008

Blogspot rulz niggas

HAHAHAHAHA, me revoili, me revoilà ! Vous devez sans doute vous dire : ouah deux articles en si peu de temps, mais quelle mouche l'a donc piqué ? Je vous répondrais que c'est pas une mouche d'abord, c'est le VIH, mais ne nous attardons pas là-dessus.

Tout ça pour vous dire, qu'en fait, la plateforme de blog Blogspot, eh ben, elle déchire tout. Oui oui. La preuve en quelques points :

Tout t'abord, admirez le superbe décor qu'arbore votre blog préféré (ou pas). N'est-ce pas mieux qu'un ridicule fond blanc profondément chiant et impersonnel ?

Ensuite, savourez le système de libellés, qui te permet lecteur, de trier mes augustes articles en un clic, oui, UN CLIC ! DINGUE NON ?

Puis, soyez ébahis devant les propositions de SUPERS BLOGS TROP BIEN que je vous propose. Oui il y a deux fois un dérivé du verbe proposer et je vous emmerde.

Finalement, prosternez vous devant la RADIO que j'ai subrepticement intégré à ce blogounet joli. Oui, vous ne rêvez pas, une RADIO ! Plus pratique qu'un vulgaire lien Deezer, plus sexy qu'un lecteur intégré dans les posts !
Je vous explique tout de même comment elle marche. En gros, vous écoutez ce que vous voulez : tapez le nom de l'artiste que vous voulez entendre dans "change station" si ce qui passe ne vous conviens pas et la radio LAST.FM vous le lira ! En super bonus digital, la radio sélectionne les artistes qui ressemblent à celui qui vient de passer ! GENIAL NON ?

ET VOILA, grâce à votre dévoué serviteur, fini les lectures de posts plates et ennuyeuses, bonjour la verve en rythme !

KISSOUS.

P.S. : Ce post était à écouter avec "The Hives".

Existentiel, bordel, existentiel.

Je suis dans un état de profond désarroi intérieur. Je ne vais pas tarder à emménager et débuter ma vie d'étudiant. Pour cela, mes parents me verseront une certaine somme par mois, avec laquelle je devrais tout gérer. Bref. Toujours est-il que je viens d'avoir une violente confrontation, une de plus, avec ma mère, au sujet de mon rapport à l'argent et à mon statut social.

Je sais pas par où commencer. Par le fait que, bien que j'ai conscience d'être privilégié sur le plan social, je n'ai pas la sensation, le sentiment profond d'avoir beaucoup de chance etc etc. Mes parents ne sont pas particulièrement riche, pour moi (c'est surtout mes grands parents)... or je devrais penser le contraire et me considérer incroyablement chanceux et gâté. OR, bien que je puisse dire " oui, j'ai de la chance " sans sourciller, je ne le RESSENS pas. Alors je vous le demande : suis-je anormal ? Est ce que vous vous ressentez chaque jour que vous êtes gâtés par la vie etc etc ? Je dis "vous" car je sais que dans ceux qui lisent ce blog, du moins ceux que je connais, aucun n'est "pauvre" (mais là encore bordel qu'est ce que ça veut dire être pauvre etc c'est beaucoup trop vaste putain de mettre des mots là dessus)...

C'est le deuxième point. Est ce parce que mon entourage a le même niveau de vie que moi que j'estime ce niveau de vie "normal" ? Que je ne RESSENS pas ma chance à chaque instant ? Pour RESSENTIR mon aisance, mon privilège, ma gattitude, faudrait-il que je puisse côtoyer de manière proche des gens qui vivent VRAIMENT la dèche ? Et, Bourdieu dirait ça mieux que moi, mon conditionnement social me permet-il seulement de fréquenter des personnes n'ayant pas à peu près le même train de vie que moi BORDEL ? Est-ce la faute à pas, ou trop, de chance si tous mes amis vivent comme MOI ? Ou est-ce, inconsciemment, de ma faute, car justement, je n'IRAIS pas volontairement vers les gens moins "aisés", "chanceux", que moi ?

Putain, MAIS COMMENT ON LES CHOISIS SES AMIS ? Est-ce que je choisis volontairement d'aimer, d'apprécier telle ou telle personne parce que je vois une rolex à son poignet ? Mais NON PUTAIN, NON. Ou alors prouvez moi le contraire. Et si ce jour arrive, je pleure, parce que ça sera définitivement trop flippant. Il se trouve que le hasard fait que tous ceux qui deviennent mes amis, mes proches, vivent comme MOI, et que je ne m'en rend compte qu'après. Je n'ai pas d'amis très riches. Je n'ai pas d'amis pauvres. Bordel, est-ce que c'est plat ? Est-ce que c'est normal ? AHHHHHHHHHH. Suis-je en train de pourrir dans l'eau croupie d'un vase clos ?

Est ce que c'est parce que mon milieu est aisé que ? Et puis putain, ça veut dire quoi AISE HEIN ? ET RICHE ? ET PAUVRE ? C'est complétement subjectif, c'est pour ça que c'est super compliqué ce genre de question, c'est pour ça que je suis complétement paumé ce soir. Suis-je vraiment riche ? Ai-je vraiment énormément de chance ? Et, si oui, BORDEL, pourquoi ne le RESSENS-je pas profondément ? Effectivement, moi, et mes proches en général, je n'ai pas à me soucier de problèmes d'argent. Je peux me payer de temps en temps des cinémas, des petits restos etc..., mais de temps en temps. Je n'ai pas la sensation d'être opulent financièrement, de dépenser comme un porc etc...
AAAAAAAAAAAH au secours j'arrive pas à exprimer ce que je veux dire AAAAAAAAAAAHHHH !

Est ce que c'est incapacité à ressentir les privilèges vient d'un blindage personnel ? Le genre de blindage que tu te fais au bout d'un petit temps de vie ? Plus tu grandis quoi... Je veux dire, quand les informations ressassent toujours le même flot ininterrompu de malheurs, de catastrophes naturelles, de chômage, de meurtres, de famine, de misère, de manque d'eau, de SIDA etc etc etc et ce depuis que tu es en âge de les écouter et les comprendre, est ce qu'on ne finit pas par se faire un blindage au malheur et considérer qu'il n'existe pas ? Je pense que ce peut être une explication. MAIS PUTAIN ALORS C'EST LAAAAACHE. Et puis surtout, POURQUOI, POURQUOI, au même âge que moi, d'autre gens sont capables de militer avec conviction pour des causes humanitaires par exemple ? Est-ce que eux ressentent leur chance ? Est-ce qu'ils ont touché la merde ? Est-ce qu'il l'ont connu ?

Je suis un putain d'enculé de bourgeois qui n'a jamais eu les mains sales ?

Bah j'ai bien l'impression que oui.

Suis-je capable d'avoir des convictions ? De ne pas rester cynique face à toute la MERDE AMBIANTE ?

Sans doute, mais c'est trop dur, BORDEL JE SUIS UN PUTAIN DE LACHE OU QUOIIIIAAAAAAH

PUTE

PUTE

PUTE

Ferais-je mieux de ne pas me poser toutes ces questions parce que les réponses en soulèvent plus qu'elles n'en résolvent ?

JE PEUX PAS FAIRE AUTREMENT C'EST TERRIBLE C'EST ATROCE.

Est-ce que pour avoir conscience de ma chance, mais aussi la ressentir, ressentir que des gens CREVENT à côté de moi, que les autres EXISTENT eux aussi, est-ce que je devrais mettre le nez dans la merde ? Fréquenter des gens qui vivent la dèche, vraiment. Partir au Mali pour faire de l'humanitaire et en profiter pour monter un bizness de trafic d'enfants. Merde, voilà que ça me reprend.

JE SUIS CYNIQUE, PAS BLASE, CYNIQUE ET J'ECRIS DES TRUCS AUSSI LONG QUE LES PAVES EXISTENTIELS DE PAQUERETTE. Merde, je suis bien parti pour mal finir ^^.

Et puis, indépendamment de tout ça, est ce que tout ne dépend pas du feeling de chacun. Bordel, je sais qu'à la base, j'aime pas particulièrement les gens, alors me soucier d'eux POURQUOI ? TOUT EST TELLEMENT PLUS FACILE COMME CA. C'est vrai que c'est rigolo de se dire égoïste et cynique, mais en y réfléchissant avec les tripes c'est atroce. ATROCE. Et je peux pas vraiment changer ça, c'est compliqué. Je sais que j'irais jamais facilement vers les gens, je sais que j'aurais jamais des facilités aux contacts, je sais, je sais... Est-ce que je suis foutu pour autant ?

Est-ce que je suis condamné à rester dans cet état d'esprit pour le restant de ma vie ?

Puis-je changer ?

Veux-je changer ?
 
LP